Drôle d'endroit pour une mauvaise rencontre

Les vies se valent, leurs récits non. Ce que j'ai vécu sera livré sans certificat d'authenticité ni déclaration de foi. La médiocrité et la bassesse passent mieux avec un cocktail à la main...

11 février 2006

lumière, l'aube que je tamise

    Il y a en cette femme une âme auprès de laquelle rien ne saurait rester vil. Dans les parages d'une telle âme, on se résout à s'avouer pas si perdu ou mauvais, ou bien on ne reste pas. On se regarde en face, ou bien on ne supporte pas et on s'en va. Pour les gens comme moi qui ne peuvent partir, tant ils sont épris, c'est difficile de rester. Elle me fait pleurer, elle m'absout, elle m'enjôle, elle me ferait presque  arrêter de boire. Clémentine, pourquoi restes tu ouverte à quelqu'un comme moi? Pourquoi t'évertuer à faire comme si ça rimait à quoi que ce soit, pourquoi sourire avec candeur à cet homme détruit, nuisible et sarcastique? Tu me dépasses, décidément.
    Me voila à bavasser comme je ne l'avais pas fait depuis belle lurette, à envisager des lendemains qui rechantent, tout en sachant que, mauvais karma aidant, je me suis engagé sans doute trop loin pour qu'une nouvelle hypothèse de rémission puisse sembler crédible à quiconque d'un peu sensé. Mon sentier caillouteux, pourri. Un sentier plus sauvage et bancal, Clémentine, qui ne saurait admettre que tu demeures aux alentours sans morfler. C'est ça le plus dur, Clémentine. Pour un peu, tu sais, je me sentirais capable, avec toi. Mais là, au pied du mur, à la lueur de la tournure qu'ont pris les choses, comment ne pas voir que tu vas être meurtrie, un jour ou l'autre? Le pire, c'est que je continue quand même à faire comme si, à ne pas te dire, à te fréquenter, parce que ça m'importe trop, parce que je suis incapable désormais de me passer de ce que tu m'apportes.
    Avant je vivais sans, ça allait, et j'aurais pu continuer. Mais maintenant ce n'est plus possible, je n'aurais pas la force de poursuivre sans cette force et ce bonheur immérité que je ressens à tes côtés.
Pardon.

Posté par herisson sauvage à 08:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=31020&pid=2064566

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :